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Partie: Electronique

niveau: PTSI

Dans le circuit suivant, le GBF délivre une tension e(t) sinusoïdale de pulsation \omega, R de résistance R est un résistor et D un dipôle linéaire inconnu d'impédance \underline{Z}.

On note u(t)=U_{m}\cos(\omega t) et v(t)=V_{m}\cos (\omega t +\varphi) les tensions aux bornes respectives de R et D.

On visualise à l'oscilloscope v(t) et u(t) et on obtient le graphe suivant :

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La sensibilité verticale des voies est de V/div et la sensibilité horizontale de ms/div.\ On utilise ces résultats pour déterminer les caractéristiques de D sachant que R=\text{100} \Omega.

Question:

Déterminer V_{m} et U_{m} ainsi que la pulsation \omega des signaux utilisés.

Réponse

Sur la tracé ci-dessus on lit directement V_{m}=\text{3,5} V ; U_{m}=\text{5,0} V et T \simeq (7,8-1,6)\times 10.10^{-3} =\text{6,3e-2} s soit \omega=\dfrac{2\pi}{T}\simeq \text{100} rad.s^{-1}.


Question:

La tension v(t) est-elle en avance ou en retard sur u(t) ? En déduire le signe de \varphi. Déterminer graphiquement la valeur de \varphi.

Réponse

De même, sur le tracé on remarque que la tension v(t)=V_{m}\cos(\omega t+\varphi) est en avance, elle passe par un maximum avant u(t)=U_{m}\cos(\omega t) donc \varphi>0.

Le déphasage \varphi se traduit sur la courbe par un décalage temporel \Delta t. À un décalage T correspondrait un déphasage 2\pi, à un \dfrac{T}{2} correspondrait \pi. Par application d'une règle de trois, on en déduit la relation \begin{aligned} \varphi=2\pi \dfrac{\Delta t}{T} \simeq \dfrac{2\times 3,14\times(1,6-0,8)}{6,3} \simeq \text{0,80} rad \end{aligned}

soit environ 46°


On note \underline{Z}=X+jY l'impédance du dipôle D.

Question:

Déterminer X et Y à partir des résultats précédents.

Réponse

On peut appliquer la loi d'Ohm généralisée à chaque dipôle :

\begin{aligned} \underline{U}_{m}=U_{m}=R.\underline{I}_{m} \text{ et } \underline{V}_{m}=\underline{Z}.\underline{I}_{m} \Rightarrow \underline{Z}=R\dfrac{\underline{V}_{m}}{U_{m}} \end{aligned}

On en déduit alors

\begin{aligned} |\underline{Z}|=\dfrac{R.|\underline{V_{m}|}}{U_{m}} \Rightarrow \sqrt{X^{2}+Y^{2}}=\dfrac{RV_{m}}{U_{m}} \qquad \Rightarrow X^{2}+Y^{2}=\bigg(\dfrac{RV_{m}}{U_{m}}\bigg)^{2} \simeq 4900 \end{aligned}
\begin{aligned} \arg(\underline{Z})=\arg\bigg(R\dfrac{\underline{V}_{m}}{U_{m}}\bigg) \Rightarrow \arctan \dfrac{Y}{X}=\arg(V_{m})=\varphi \qquad \Rightarrow \dfrac{Y}{X}=\tan \varphi \simeq 1 \end{aligned}

On en déduit Y\simeq X \simeq 50 \Omega


Question:

Par quel dipôle (condensateur, bobine, résistor ... ou association) peut-on modéliser D ? Donner ses caractéristiques.

Réponse

La partie imaginaire de \underline{Z} est positive ce qui correspond à une impédance inductive, le dipôle D peut donc être modélisé par l'association série d'un résistor R_{eq} et d'une bobine idéale d'inductance L_{eq}.

On aura alors R_{eq}=X=\text{50} \Omega et Y=L\omega=2\pi f L_{eq} \Rightarrow L_{eq}=\dfrac{Y}{\omega}=\dfrac{50}{100} \simeq \text{0,5} H.


auteur(s) : Maxence Miguel-Brebion

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